Fiche synthèse pneus hiver

Référence des textes réglementaires

Arrêté français du 24/10/1994 modifié, article 3.4.
Règlements UN N° 30, 54 et 117 modifiés
Règlement technique UE N° 458/2011, article 4.2.2.
Instructions du contrôle technique IT VL F5B et IT PL F5B, recommandation technique RT02

Catégorie de pneus concernés

Pneus Tourisme (y compris 4X4), Camionnette et Poids Lourd, dits « hiver »

Périmètre géographique

France.

Principales dispositions

Préambule : il n’existe pas à ce jour de définition réglementaire du pneu hiver.

La réglementation reconnaît :

  • le pneumatique « neige », en tant que catégorie d’usage spécifique, par opposition au pneu « normal » ou « routier ». Ces pneus doivent porter, gravé sur leur flanc, le marquage « M+ S » (Mud & Snow : boue et neige). En revanche, aucun test d’adhérence sur neige n’est imposé.
  • le « pneumatique pour conditions de neige extrêmes » : c’est un pneu « neige » qui respecte en plus un seuil minimum d’adhérence sur neige damée, selon un test réglementaire (freinage ou traction en Tourisme, accélération en Poids Lourd). Il porte alors, en plus du marquage « M+S », le pictogramme « 3PMSF » (3-peak mountain snowflake, ci-dessous).
    Le TNPF préconise que ces pneus « 3PMSF » (et seulement eux) soient officiellement reconnus comme pneus « Hiver ».

En terme de montage, les pneus « neige » (portant le marquage « M+S ») bénéficient de dérogations spécifiques.

D’une part, contrairement à la règle générale, il est possible de monter des pneumatiques « neige » d’indice de vitesse inférieur à la vitesse maximale du véhicule, à la triple condition :

  • que celle-ci soit supérieure à 160 km/h
  • que l’indice de vitesse des pneumatiques « neige » soit au moins « Q »
  • qu’une étiquette de mise en garde indiquant la vitesse maximale que peuvent supporter les pneumatiques « neige » soit apposée à l’intérieur du véhicule, à un emplacement visible pour le conducteur

D’autre part,  il est possible de monter des pneumatiques « neige » dont la dimension est inférieure à la monte d’origine du véhicule si les conditions suivantes sont réunies :

  • l’indice de charge du pneumatique « neige » est supérieur ou égal à celui de la monte d’origine
  • la monte d’origine est équivalente (au sens de notre tableau « Equivalences dimensionnelles » consultable sur le site) à la monte « neige » concernée. C’est d’ailleurs le seul cas où notre tableau se lit de droite à gauche (du diamètre de jante le plus grand vers le plus petit).
  • la largeur nominale du pneu « neige » monté n’est pas inférieure de plus de 20 mm à celle de la monte d’origine (exemple : si la monte d’origine a pour largeur 215, on pourra monter des pneus « neige » de largeur supérieure ou égale à 195)


En terme d’utilisation
, il n’existe à ce jour en France aucune obligation d’équipement en pneumatiques « neige », sauf sur certaines routes de montagne délimitées par le panneau B26 (ci-dessous) complété par un panonceau portant la mention « Pneus neige admis » (le seul panneau B26 impose la présence de chaînes à neige sur au moins deux roues motrices).

Remarques

Les dispositions réglementaires décrites ci-dessous applicables aux pneumatiques « neige » pourraient à l’avenir être restreintes aux seuls pneumatiques « 3PMSF ».

Conseils

En conditions hivernales, le TNPF préconise l’équipement en pneumatiques « 3PMSF », les seuls à garantir une performance minimale d’adhérence sur la neige.

Pour les véhicules légers et camionnettes, nous recommandons d’équiper les 4 pneus. En effet, en hiver, l’adhérence est aussi importante à l’arrière du véhicule qu’à l’avant. Avec seulement 2 pneus marqués « 3PMSF », la sécurité n’est pas totalement assurée, notamment, en descente sur les routes enneigées, ou au freinage, ou en virage.

Pour les poids lourds, nous recommandons d’équiper les essieux moteurs et directeurs (y compris les essieux jumelés).

Il est impératif de respecter le sens de rotation indiqué par des flèches sur les flancs des pneumatiques.

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